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connaître exactement les recoins tJ*ust 'pays, & fur-tout les postes ou les enne-mis peuvent tenir ferme: tout cela de-mande des notions que l’on n’acquierljamais qu’imparfaitement par la lecturesil faut absolument l’apprendre par l'ex'périence ; & ce n’est même qu’après qu’oHJes a réitérées plusieurs fois, que l’on peuríc promettre un heureux succès. Quel-qu’un qui aurait suivi les Camifards» oUJes Barbets pendant une feule campagne»ferait devenu un des plus grands noctam-bules guerriers que J’on pût voir dans lcinonde.
Le brave Virîathe que j’ai cite, est I eféul exemple que je trouve chez les an-ciens, d’un général qui se soit appliqué acette guerre. Ce chef des Lusitaniens fevoit un jour enveloppé par les Romains!alors connaissant bien le pays, il attendque la nuit soit venue, il fait allumerplusieurs feux!, parait vouloir so fixeroù il était, & soit cependant couler se*troupes entre deux sentinelles ennemies»tellement qu’il n’y resta plus rien. Le len-demain le préteur voulut attaquer Viria-the, mais il trouvaflc champ absolumentlibre ; il voulut le soire suivre,mais il étaitdéjà si loin qu’on n’apperçut pas même se*irace^. Scrvilius honteux & stupéfait, fnl