sur la Rtiraìte des Dìx-mìlle. 491tin peu embarrasse devant ses soldats, qui,aussi goguenards que les nôtres, s’entre-demandaient le matin fi leur général lesavait menés combattre des corps aériensou des esprits folets.
Que de ruses de guerre Rapprendraientpas nos officiers à la fuite d’un hommetel que Viriathe ! Voyant alors commentil court les chemins ; comment il se portedans une feule nuit à quinze ou vingtlieues de distance ; comment il attaque desgens qui le croient fort loin ; comment ilpasse à côté des troupes qui le cherchent:
& qui ne le trouvent pas ; comment ilbrûle les villages Sc les moulins dans l’cfepace de plus de cinquante lieues, & com-ment il s'éclipse au moment qu’on croisle tenir : ils feraient bientôt les partisansles plus redoutables de l’univers. Si les Avantagesgénéraux que l’on a vu battre quelquefois, la .s u « ic «avaient eu des officiers exercés de cette 1S *maniéré, ils n’eussent jamais etc la dupede leurs ennemis ; eût-on voulu les atta-quer, on les aurait trouvé dispersés; eût-on voulu les suivre, on serait tombé dansOne embuscade; l’eût-on éventée, onferait entré dans une autre, qui feraitdevenue double & triple : telles att-ifent été alors les ressources de ces gc~
^raux. Mais quelle fécondité d’esprit,