ÉLOGE
DU
ROI DE PRUSSE.
L’histoire nous montre presque tousles grands rois, ou nés loin du trône, ou nésfur un trône mal affermi. Si Frédéric II. nepassa point par cette école, il reçut du moins,ce qui seul peut effacer les inconvéniensd’être né pour régner, une éducation simple& austère. Ainsi les grandes facultés dontl’avoit doué la nature, ne furent ni affaibliesni empoisonnées. Ses yeux ne Rouvrirent nifur le faste, ni fur une fausse grandeur. Sonenfance ne fut pas entourée de valets, ni fajeunesse de courtisans, flatteurs plus dange-reux encore, parce que tendant leurs piègesavec plus d’art, ils savent les couvrir de fleurs,& même au besoin d’apparences de vertus.
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