du Roi de Prusse. 7
de résister aux évènemens de la vie. Ainsiles plus beaux colosses des forêts du Nord s’ydurcissent par l’âpreté du climat, & s’y for-ment d’avance, par l’impétuosité des vents,h braver un jour, fur les abymes de l’Océan,de plus grandes tempêtes.
Frédéric privé de fa liberté, Frédéric gé-missant fous le double despotisme d’un roi &d'un père, eut à réfléchir fur l’atrocité de latyrannie, & c’est de-là, fans doute, quejamais aucun acte de barbarie n’a souillé sonrègne, & qu’il s’y est commis même si peud’emprifonnemens illégaux. On l’a vu ou-blier l’ingratitude, pardonner les injures,abolir, dans ses tribunaux, le barbare usagede la question, se faire adresser toujours lesarrêts de mort 6c les commuer souvent, n’enprononcer aucun de fa propre autorité, me-me dans la rigueur de la discipline militaire ;& c’est un roi guerrier, familiarisé avec lesang, toujours obéi en un clin d’œil, tou-jours entouré de moyens de violence & deformes promptes, qui a donné ces grandesleçons aux Souverains !
On a dit dans le teins, qu’il n’avoit pasparu aster sensible au supplice de son jeuneami ; mais les pleurs, les transports, ces si-gnes communs de Péquivoque sensibilité de
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