du Roi dê Prusse. ar
Elles viennent d’essuyer des revers dans laguerre de Hongrie. SeckendorffKanigseck ,Wallis, Neupcrg , mis l’un après l’autre à latête des armées, ont été tous battus & rap-pellés ou punis. En Prusse, Part a fait quel-ques progrès, la discipline est devenue sé-vère, l’infanterie s’est perfectionnée. EnFrance, il y a du moins quelques branchesde la guerre habilement cultivées, celle dessièges y est approfondie, mais en Autriche,tout est resté en arrière ou s’est abâtardi.L’ambition de Frédéric s’enflamme donc parde justes espérances ; il dévore déjà en silenceune des plus belles portions de la successionde Charles VI: la Silésie, province presqueégale en richesse & en population, à lamoitié de toutes les siennes réunies, & qui,en arrondissant & fortifiant son royaume,lui donnera une place stable parmi les puis-sances de l’Europe. II a pour la réclamer,des prétentions auxquelles ses ancêtres ontrenoncé, parce qu’ils étoient foibles; il lesrenouvellera, parce qu’il fera fort, &c quela circonstance fera favorable, & la victoirequi légitime tout, en fera des droits.
Tel est le vaste champ des méditationsde Frédéric , pendant les premiers jours deípu règne, & de çes méditations naît fou<