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des manœuvres ne furent militaires. Ce su-rent, disent encore les Mémoires de Brande-bourg , des imitations de la guerre des Ro-mains, mêlées aux visions du chevalier Polard.
En quoi Frédéric montra d’abord un ex—relient esprit, qualité qui manque rarementà un génie du premier ordre, & qui de-vance en lui l’âge & P expérience, ce fût endémêlant ce qu’il y avoit de bon dans laconstitution militaire de son père, & ens’occupant moins de ce qu’il y avoit de dé-fectueux, que de ce qui pouvoit y manquer.Ainsi, a l’exception du bataillon de géants,que son père entretenois à grands frais, &qu’il réforma fur le champ, il ne changearien ìt la formation des troupes, & il n’y ajamais rien changé depuis, quoiqu’il y aitcertainement quelques vices. 11 a levé par lafuite beaucoup de régimens qui sont fur unpied différent ; mais tous ceux que lui alaissés son père, sont constitués, payés, ha-billés comme ils l’étoient alors. Cette dispa-rité, qui peut choquer de petits esprits,n’étoit fans doute, aux yeux de cet esprit su-périeur, qu’unc légère imperfection qui feperdoit dans P ensemble, & qui n’en con-duisoit pas moins aux mêmes résultats ; & ils’étoit fait le principe de ne rien innover aux
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