28 Éloge
à vernir, à polir, à blanchir. Dans la cava-lerie on ciroit la corne des chevaux, & lescrins croient tressés avec des rubans. Si Upaix eût duré plus longtems, dit le roi dePrusse dans ses Mémoires, ou plutôt, ce qu’ilne pouvoir pas dire, s’il ne fût pas arrivé autrône, il est à croire qu’on en seroit â présentau fard & aux mouches. Les abus ne font ja-mais isolés; ils tiennent toujours à un viced’où ils dérivent, ou qu’ils ont produit: ainsien même-tems qu’on étoit abandonné à cespitoyables minuties, tous les véritables dé-tails de la guerre étoient négligés. II n’yavoir ni grande tactique, ni école pour lesosiiciers-généraux. Frédéric-Guillaume & leroi Auguste s’étoient, dans des visites qu’ilsse firent, donné réciproquement des specta-cles militaires. Chez Guillaume , c’étoit pargoût ; chez Auguste, par imitation. Guillaumel'emportoit par le nombre & par la beautéde ses troupes ; Auguste prenoit fa revancheen magnificence. Guillaume y vendit k Au-guste deux vases de porcelaine du Japon,qu’on voit encore aujourd’hui dans la col-lection de Dresde, pour un régiment de dra-gons , marché qui présageoit dès - lors la dif-férence de la destinée des deux Maisons.Mais ni chez l’un, ni chez l’autre, les gran-