nu Roi de Prusse. 41
par le changement de politique le plus subit& le plus imprévu, se déclare contre lui.Toutes les forces de la Maison A’Autriche ,grossies des troupes de ce nouvel allié, amé-liorées par la guerre, Sc encouragées par dessuccès, se sont réunies, Sc c’est fur lui quetout le poids de la guerre va tomber. II estobligé au milieu de l’hiver, de fe replier detout côté, Sc d’abandonner ses conquêtes.
II perd plusieurs garnisons, d’autres ne fe re-tirent qu’avec des échecs; enfin, c’est avecune armée inférieure Sc fondue par une dé-sertion immense, inévitable résultat de kcomposition d’une armée a demi composéed’étrangers, dès que la prospérité abandonneses drapeaux, qu’il est réduit a défendre laSilésie, conquête nouvelle, dans laquelle iln’est pas affermi, où il n’est appuyé par au-cune bonne place, & où la Maison Autri-che, par cette longue habitude de possessionqui, auprès des peuples toujours routiniers,équivaut souvent à des liens d’amour Sc dereconnoissance, a conservé beaucoup de par-tisans. Au dehors, au dedans, de tout côté,tout le menace, Sc rien ne le favorise. LaFrance semble combattre avec lui, mais ellen’agit qu’en Flandres, elle n’a plus d’arméeen Allemagne, Sc cette diversion éloignée