42 Il L Q G E
occupe \ peine dix ou douze mille Autrichiensqui font restés k l’armée alliée ; la RuíC*penche secrètement pour la Saxe, & lui faitconseiller avec hauteur de poser les armes»l’empereur Charles VII. vient de mourir, &le grand-duc de Toscane est appellé autrôníavec l'unanimité des suffrages ; la maison deBavière a fait sa paix; la cour de Viennene parle plus que de ramener Frédéric à 1*fortune de ses pères, Sc tout l’Empire de-venu autrichien , semble n’attendre qu’unrevers pour la seconder. Ainsi, par cetteposition critique , le destin sembloit essayerd’avance sa grande ame, Sc la préparer au*précipices dont l’environna la guerre sui-vante.
Une seule journée, une bataille, qui nedure que trois heures, Sc qui ne lui coûtepas deux mille hommes, change la positionde Frédéric , fauve la Silésie , Sc lui rend,pour le reste de la guerre, une supérioritéqu’il ne perdit; plus. Six mille prisonniers,autant de morts, un nombre prodigieux detrophées, & la retraite précipitée du princeCharles en Bohême, en font le résultat.
Qu’en lisant l’histoire , le vulgaire desrois Sc des chefs des nations ne sache pas dé-mêler les causes sourdes des malheurs publics,