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sept drapeaux. Quatre régimens d’houssards,que le roi venait de lever pour les opposer àcette nue'e de troupes irrégulières dont lesarmées autrichiennes étoient environnées,y battirent la gauche de l’ennemi, 8c entreautres, les chevaux-légers saxons qui avoientde la réputation. Ainsi toutes les parties dela milice prussienne commençoient à mar-cher de front, 8c à tendre vers cette per-fection, vers cet accord qui seul constitueune armée Sc la rend formidable. Mais lagloire de cette bataille appartient fur-touta Frédéric. II avoit rétrogradé devant le princeCharles ; il s’étoit rapproché de Neijse , dansle dessein de P attirer Sc de le combattre quandil déboucheroit des montagnes; il avoit pré-vu jusqu’à la position où il l’attaqueroit, Screconnu avec soin le piège où son ennemialloit tomber. Le prince Charles, persuadéque le roi de Prusse fuyoit devant lui, avoitpris ce camp fans précaution, comme le ter-me d'une marche, 8c avec le projetd’en partirpeu de jours après, pour suivre le roi dePrusse. Frédéric lève le sien à l’entrée de lanuit, dérobe son mouvement, tourne l’ailegauche des autrichiens, enlève la hauteur duSpit^berg, d'où il dominoit tout le flanc deleur ligne, garnit d’artillerie celle de Striegau