du Roi de Prusse. 49
inconstante & fallacieuse; d’y avoir toujoursinfidèlement pris, posé, repris & reposé lesarmes ; on a voulu lui faire des crimes demorale ou de procédé , d’avoir attaqué lareine de Hongrie fans déclaration de guerre;d’avoir fait avec elle la paix de Breslau, enabandonnant la France son alliée ; d’avoirensuite rompu cette même paix sans motif, &d’avoir une seconde fois trahi la France en fai-sant particulièrement fa paix. Le roi de Prusse,dans ces diverses circonstances, ne fit que ceque dictoient le talent, la prévoyance ou lanécessité. II fit son invasion en Silésie, com-me il faut faire toutes les grandes opérationsde guerre, quand on veut qu’elles réussissent,avec secret &c promptitude. Maître de laSilésie, & affermi dans fa conquête par legain de deux batailles, il accepta la paixqu’on lui offroit en lui abandonnant cetteprovince. N’eût-il pas été insensé à lui decombattre par delà son butqu’il avoitatteint;& que devoit-il à la France, lans laquelle ilavoit pris les armes, &c qui n’étoit devenueson alliée que par occasion? Quand il rompîtla paix de Breslau, il fit encore ce que con-seilloient la raison & la prudence : la cour deVienne venoit de s’unir avec le roi de Polo-gne ; la Hollande & l’Angleterre combat-?
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