Eloge
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toient pour elle ; la Bavière étoit envahie, ilne restoit pas un François dans l’Empire, &soixante-dix-mille Autrichiens avoient- pé-nétré jusqu’en Alsace. II étoit évident ques’il ne balançoit pas la fortune de Marie -Thérèse par une diversion puissante, ses armesvictorieuses ne manqueroient pas de retom-ber fur lui, &c de lui reprendre cette Silésiepour laquelle il avoir combattu. Quand il fitla seconde sois la paix à Dresde, il n’avoitde nouveau aucune raison,pour continuer laguerre. II avoir ruiné la Bohême, il étoitmaître de la Saxe ; il avoit abattu, par troisvictoires, l’orgueil & les projets de la courde Vienne; nos succès en Flandres avoientaussi rétabli l’équilibre; la Maison de Bavièreavoit renoncé à ses prétentions; le Grand-Duc étoit Empereur; tous les partis étoientépuisés, & soupiroient vers la paix. D’unautre côté, la Russie le pressoir de Raccom-moder avec le roi de Pologne ; & posant lesarmes vainqueur, il se donnoit l’honneurd’une conduite généreuse & modérée. Quantà la France qui se plaignit une seconde soisamèrement de lui, & où on parla fans ré-flexion de la foi prussienne, comme de la foipunique, ne lui avoit-il pas rendu un assezgrand service par sa diversion, puisqu’elle