du Roi de Prusse. 79
de s’abimer de plus en 'plus. Les suites deeette alliance ont depuis compensé les cala—mités par lesquelles elle a commencé. LaFiance lui doit une Reine digne d’occuperson trône; elle peut en partie, vraisembla-blement , lui attribuer l’important bienfaitd’une paix de vingt-cinq ans fur le conti-nent. C’est par cette alliance, à laquellel’Empereur, malgré les sollicitations de lacour de Londres, est resté religieusementfidèle, qu’elleapu, dans la dernière guerreavec les Anglois, tourner toutes ses forcesvers la marine, & parvenir à une paix heu-reuse. Le teins qui amènera beaucoup d’é-vènemens imprévus, peut donc seul éclairerla postérité sur ce grand problème politique;8c il convient à tout écrivain contemporaind’en abandonner la solution au siècle suivant,qui prononcera d’après de plus longs résul-tats , & qui écrira au milieu des tombeaux.
Fortifiée par l’allìance de la France, &sûre de l’engager toute entière dans ses que-relles, par ce que quand on a promis par lestraités un corps auxiliaire, celà conduit bien-tôt à fournir une armée, la cour de Viennedevient alors le centre d’une négociationmenaçante pour Frédéric , entre elle, le foi-ble Auguste qu'elle tenoit dans fa main par
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