So Éloge
le comte de Briihl, & ^impératrice Élisabethqui, pour l’honneur de son sexe, se piquoild’une admiration particulière pour MartiThérèse. Chaque puissance apportoit 'danscette réunion des intérêts ou des ressenti-mens. La cour de Vienne n’étoit pas con-solée de la Silésie. La Saxe vouloir un dé-dommagement aux maux qu’elle avoir souf-ferts. Élisabeth n’avoit point de prétentionambitieuse; mais elle étoit animée contre leRoi de Pruslè , pour quelque épigrammequ’il avoir faite fur fa galanterie. Enfin,l’orage se préparoit, & les troupes des troiscours avoient déjà fait quelques dispositionsintérieures. Frédéric , qu’il étoit difficile detromper, demande d’abord des éclaircisse-mens; on s’enveloppe de nuages: il insisteavec force; on répond avec hauteur, & dansle moment fa détermination est prise. IIavoir sur ses voisins l’avantage d’être toutprêt à agir; il en profite. Au mois deSeptembre 1756, il envahit la Saxe avecdeux armées, bloque avec l’une les troupessaxonnes qui s’étoient réfugiées dans le campde Pirna , & pénètre avec l’autre en Bohême.Les cours alliées étonnées de ce coup inat-tendu, retentissent de clameurs. On tâchede soulever l’Europe; on intéresse l’Empire;