i>u Roi de Prusse. 93
■Radiers autrichiens, qui ne plièrent devantlui qu’aupas, 8c une charge vigoureuse dedeux régimens de chevaux - légers & de dra-gons ennemis la lui arrachèrent; il arrivaaussi par une méprise d’ordre, & sur-toutpar un défaut d’intelligence dansl’exécution,qu’une partie de la ligne prussienne qui de-voir, en se refusant constamment à l’ennemi,appuyer l’attaque de la hauteur, s’engageaniai - k - propos avec le centre des Autrichiens,Sc trompa par-là les vues de la savante dispo-sition du Roi; grande leçon qui, en faisantVoir les fautes qu’on commet, méme dansune armée instruite 8c manœuvrière, mon-tre à quoi font exposées les armées qui n’ontni la théorie, ni la pratique des grands mon-vemens. Enfin, laislànt près de la moitiéde son infanterie étendue sur le champ debataille, Frédéric se vit forcé à la retraite,retraite imposante encore, 8c où il ne futni entamé ni suivi.
Ce fut le lendemain de cette bataille siterrible 8c si funeste pour lui, car elle luifit lever le siège de Prague, 8c évacuer lafiohéme , qu’il écrivit à Milord Marshall,cette lettre si calme 8c si belle, où il loueavec tant de noblesse la valeur des Autri-chiens, 8c avec tant de sensibilité celle de