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du Roi de Prusse. 99
rance. L’armée autrichienne fait à la véritéla faute de quitter, pour venir au devant delui, une position inexpugnablequ’elle occupefous Breslau , mais elle est forte de plus desoixante-dix mille hommes; elle est fière dedeux victoires, & elle a eu pendant troisjours Je tems de reconnoître & de préparerla nouvelle position qu’elle a choisie ; le roide Prusse n’a que trente-cinq mille hommes,& ses troupes font harrassées de marches;celles de l’ennemi font fraîches, & elles ontderrière elles une ville abondamment pour-vue : s’il perd la bataille, il achève de ruineríòn armée, & il reste fans ressources pourla campagne suivante : une victoire ordinairernéme ne rétablit pas ses affaires, car rienn’est fait s’il ne reprend pas Breslau , & lasaison est si avancée &C si rigoureuse, quecelà est presque impossible h espérer: il luifalloit une de ces batailles qui anéantissentl’ennemi, & dont les annales de la guerreoffrent si peu d’exemples. 1 - En considéranttoutes ces circonstances, l’imagination resteétonnée des dangers de la position de Frédé-ric, & de la grandeur de la résolution qu’ilprit. L’est bien alors que fe mesure toutel’étendue du génie & du caractère, & quele héros fe montre avec des proportions qui
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