du Roi de Prusse. 107
pline de ses troupes, fera k jamais célèbre,qu’une armée aussi complètement surprise,& qui perd dans cette surprise sept ou huitmille hommes, cent cinquante pièces de ca-non, ses tentes, ses équipages, puissie rétablirson désordre, ou, pour mieux dire, n’y pastomber, s’arrêter k quelques centaines detoises, &c y braver, par fa contenance, Pen-nemi qui a remporté fur elle un si grandavantage.
Après avoir bivaqué deux jours dans cetteposition, Frédéric se retire k Gôrlit{ , laisseson armée aux ordres du prince Henri , voleavec un gros corps en Silésie au secours deNeijse qui étoit assiégé, en fait lever le siège,& revient avec la même rapidité, empêcherle général Daun d’entreprendre contre Dresde ,& le forcer de rentrer en Bohême, pour yprendre ses quartiers d’hiver. Ce mouve-ment fans relâche, ces travaux toujours re-nailTans, étonnoient ceux qui en étoienttémoins, & tenoient du prodige pour ceuxqui en étoient éloignés. On eût dit quec’étoient plusieurs hommes dans un seul ; iise multiplioit en effet, & ses ennemis lelouvoient, ou le craignoient par-tout.
Au milieu de tant de gloire, fa situation«pendant devenoit fâcheuse ; son armée, par
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