ioó Éloge
ni pour fuir; qui, lorsqu’elles se voyoienttournées, faisoient face à leurs flancs, ouderrière elles, Sc attendoient la mort oùleur première disposition les avoit placées.A Zorndorff , les soldats Russes fe battirent 1jusqu’au milieu de leurs équipages & montés jfur leurs chariots ; il s’en fit un horrible car-nage. „ Ces gens -ci, ( difoit le Roi ), font„ plus difficiles a tuer qu’à vaincre. "
De Zorndurjs, Frédéric revoie vers les Au-trichiens ; une des plus critiques Sc des plusglorieuses journées de fa vie l’y attendoif.Le maréchal Daim le surprend à Hochkircken-Ce village, où appuyoit la droite, une par-tie de son camp Sc de son artillerie tombentau pouvoir de l’ennemi. Le maréchal Keichest tué en rattaquant ce village, & au mo-ment, où ayant pris un drapeau des mainsd'un enseigne de son régiment, il combat-toit à pied pour animer ses soldats. Frédéricprofite en grand général, de ce que líeithavoit fait en héros; il forme le reste de sonarmée, & à la saveur de plusieurs charges 1vigoureuses de la cavalerie, il fe retire à unedeiíii- lieue delà, Sc présente de nouveau lecombat au maréchal Daim , qui n’ose l’atta- :quer. II est sans exemple dans l’histoire, &ce prodige du génie du maître Sc de la disci-