du Roi de Prusse. 109
cesse. Les provinces de cette vaste monar-chie, à mesure que la guerre consommoit,fournissoient des hommes plus choisis ; caron fait que c’est d’abord l’écume des nations,qui est enlevée par les premiers enrólemens.D’inépuisables levées venoient chaque annéede la Hongrie , de la Croatie , de la Tran-sylvanie, traversoient Vienne, &s’y enflam-moient, en passant, de l’accueil de Marie -Thérèse, qui ne manquoit jamais de les voirdéfiler, de leur parler avec une familiaritétouchante , & de leur recommander l’hon-neur de ses armes, en les appellant ses en-cans. C’est la milice du monde, à la fois,la plus belle , la plus vigoureuse , la plusguerrière , &C elle rappelle à l’imaginationces fiers soldats de Dace & de Pannonie, leursancêtres, qui surent si long-temsla terreur,& ensuite le soutien de l’Empire romain.
Les généraux autrichiens avoient encoreplus profité que les troupes, des exemples &Cdes leçons de Frédéric. Ils s’étoient faits de-vant lui le seul système q u'ils eussent à pren-dre, celui de ne pas fe compromettre à desaffaires de plaine & de manœuvre, & de leforcer h une guerre de positions & de postes.Ils fe retranchoient toujours, même quandils étoient supérieurs, & fecouvroient d'uneE 7