du Roi de Prusse. 119
s, vrai à cette guerre; mais je fuis bien ré-,, soin, au cas que ce là m’arrive, de finirm mes jours dans la retraite, au sein de la,, philosophie & de l’amitié. “
Tandis que Frédéric réparoit entre Breslau& Schweidniti son armée devenue presquehors d’état d’agir par la fatigue, les maux detoute espèce, & juíqu’à la disette qu’elleavoit endurée, ses ennemis, supérieurs ennombre, supérieurs en moyens, & pouvantse remplacer successivement dans leurs efforts,pénétroient dans le Brandebourg, & s’empa-roient de Berlin. C’étoient, d’un coté, lesRusses, & de l'autre, un corps autrichien,aux ordres du général Lascy, réuni a unepartis de l’armée de l'Empire. II est doncencore forcé d’aller, en personne, délivrersa capitale; car il faut remarquer que jamaiscèt infatigable génie ne sc déchargea fur lesautres d’aucune opération importante, prin-cipe bien recommandable à tout homme quigouverne ou qui commande, parce que laconnoissance des hommes doit lui apprendrefans cesse, qu’il en est peu auxquels on puissese fier comme à soi-même.
A son approche, Berlin est évacué, & lesennemis se retirent. Mais Daun a remarchéen Saxe, il est maître de Torgau , & il veut