nu Roi de Prusse. izz
y seroient à la fois bien légers & bien cor-rompus par l’habitude de solliciter sans pu-deur, & de voir donner fans motif.
Autant le roi de Prusse connoissoit cecjui flatte les hommes séparés, autant avoit-il étudié ce qui peut les animer quand ilssont réunis. 11 avoit tiré de l’inépuisable tré-sor de l’opinion, une infinité de moyens derécompenser ou de punir ses troupes. A lafuite de plusieurs actions mémorables, il leurécrivit ou fit mettre à l'ordre, des discoursde remercimens. Après la bataille de Hohen-friedberg , où le régiment de Bareich, dra-gons, battit, k lui seul, vingt bataillons &cleur prit soixante-sept drapeaux, il adreílàà ce régiment un diplôme écrit de là main,où tous les officiers, présents au combat,sont nommés. Par ce diplôme, il donne aurégiment, en Jìgne éternel de sa reconnoijsance ,ce font ses termes, un nouveau cachet avecdes emblèmes qui rappellent cette journée,& de plus le droit de battre la marche desgrenadiers 8c fur leurs tymbales, celle descuirassiers. Le général Gesler & le colonelChabot , gentil-homme normand, qui com-mandoient ce régiment, obtinrent la per-mission d’ajouter à leurs armes, un écussonavec l'aigle prussien, le nom de Friedberg ,
F 7