Eloge
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de lettres de fa main, auxquelles les particu-liers ou leurs familles mettent bien plus deprix , qu’aux récompenses qu’elles ont ac-compagné. Y a-1-il rien à la fois de meil-leur, de plus spirituel & méme de plus po-litique , dernière considération qu’il n’est pasdéfendu k un Roi de concilier avec la bonté,que la lettre suivante, qu’il écrivit k Madamede Forcade, veuve d’un de ses officiers-géné-raux, & mère de vingt- trois enfans, dontonze étoient vivans? „ Je profite du pre-„ mier moment de ma convalescence, pour„ vous faire connoître la part que je prends,, k la perte que vous avez éprouvée, Sc ce„ que je veux faire pour soulager votre juste,, douleur. Je vous donne une première,» pension de cinq cents écus, pour les longs,, Sc fidèles services que m’a rendus votre„ époux; une seconde, de pareille somme,„ en considération de votre heureuse fécon-„ dité; Sc une troisième, également de cinq„ cents écus, pour vous aider k élever vos„ enfans. Je n’ai plus qu’k vous recomman-„ der de faire en forte qu’ils marchent fur,, les traces de leur père. " Malheur au paysoù cette lettre ne seroit pas trouvée tou-chante, Sc où l’analyse qu’elle contient, pa~roitroit petite Sc parcimonieuse ! Les esprits