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stéme réfléchi. Ainsi les années n’apportè-rent de changement ni à fa conduite, ni àson genre de vie. II continue de fortifie 1& d’améliorer son armée, comme la basefondamentale de fa politique. II sent que s’fife relâchoit, que s’il laiffoit percer dans sespropos ou dans ses actions le plus léger mou-vement de dégoût des détails, toute cettemachine fe détendrait bientôt; car dans lesarmées, comme dans les nations, tous leSyeux sont fixés fur le chef, &c dès qu’on asurpris le secret de fa foiblefl'e ou de son in-différence, tout fe croit dispensé de servit& d’obéir.
Frédéric chargé d’années &c de victoires,présidera donc encore, jufqu’à la fin de sesjours, aux détails d’une parade, d’une gar-nison, d’un camp, comme lorfqu’il étoitdansla première ferveur de fa jeunesse, & qu’ilattendoit de cette assiduité, la fortune de famaison &C l’éclat de ses armes. Qui osera,dans son année, négliger ces détails, quandFrédéric les juge toujours dignes de lui? Quiosera fe plaindre d’un joug sous lequel Frédé-ric vient, chaque jour, courber fa gloire?A son exemple, son armée est pleine d’offi-ciers blanchis sous les travaux. Leur âge,Jeurs grades, leurs blessures, rien ne relâche