du Roi de Prusse. 145
, k'en vêtus, une culture intelligente &r ani-mée; les sables du Brandebourg même of-, frent ce tableau d’aisance, on y volt par-
, tout des déserts peuplés & l’aridité rendue
5 féconde; spectacle qui, de la joie, conduit
f M’amertume, quand la pensée se reporte sur
s d’autres pays que leur climat, leur ciel,
C leur fol deslinoient à l’abondance ; Sc que
s leur gouvernement a couvert de friches &
de malheureux, contre les intentions de la
- nature.
s On s’attendoit que, fatigué de guerre Sc
1 rassasié de gloire, avançant d’ailleurs dans
: l’âge du repos, Frédéric ne prendroit plus
peu - h - peu le même intérêt à des détails, militaires de paix. En effet, chez presque
- ■ tous les hommes, quand le foyer des pasi-
. : fions s’éteint, quand le besoin Sc le ressort
. j du mouvement commencent à s’affoiblir,
.1 il se fait une révolution sensible Sc quelque-
fois totale dans le caractère, dans les goûts,
c dans les occupations; c’est ainsi que Dioclé-
1 tien Sc Chartes - Quint se lassèrent de l’empire,
Sc allèrent finir leurs jours, l’un dans une, cellule , & l’autre dans ses jardins. Mais
c’étoit moins par chaleur de sang Sc par am-bition que Frédéric s’étoit voué aux armes,que par un calcul de nécessité & par un sy-
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