J>u Roi de Prusse. 151
formations de lignes entre des points donnés,font assujetties à une précision mathématique ;théorie que les armées étrangères cherchentaujourd’hui à s’approprier, mais que de pe-tits esprits emploient avec trop de minutie2c de servitude, & qui n’est encore appli-quée à propos & avec intelligence, que dansfo pays où elle est née.
Au milieu de toutes ces améliorations,la constitution prussienne n’éprouve cepen-dant pas le plus léger changement. Ce fontdes perfectionnetnens intérieurs, qui ne por-tent pas atteinte à la machine, & qui s’in-eorporent h elle. Tandis que toutes les au-tres troupes de l’Europe se bouleversent, setourmentent, s’épuisent en tàtonnemens &en incertitudes, cette armée feule est stable& tranquille; toutes, ou l'imitent, ou lacontrefont; elle feule réemprunte rien, necopie rien, reste ce qu’elle est, & íure de làsupériorité fur les points importants, elle ale sage orgueil de conserver jusqu’à sesdéfauts.
Frédéric, avec cette armée formidable,n'a plus qu’un but, celui de vivre en paix,& de la maintenir autour de lui. II faut pourcelà qu’il se conserve, relativement à ses voi-sins, dans la proportion de puissance à Ia-G 4