58 CAMPAGNE DE L’AN VIL (1798.)
armée mille Napolitains divisée en quatre colonnes. L’une, de dix mille
de naples. Loxnmes, se porte sur Ascoli, où campait la gauche des Français ;
l’autre tombe sur le centre à Terni; la troisième arrive à Calvi parSan-Germano, et la quatrième, la plus formidable de toutes, forte dequarante mille hommes, commandée par le général Mack et le roide Naples , s’avance vei’S Rome, attaque la droite de notre armée.Huit mille hommes embarqués allaient occuper Livourne pen-dant que ces divers mouvemens s’opéraient. Le général Mack vou-lait rompre la ligne française, isoler les corps qui la formaient etles investir.
Macdonald qui commandait la droite, plus exposée aux effortsde l’ennemi, prit une position qui tout à la fois procurait laretraite en cas d’échec, assurait une communication facile avec lesautres corps de l’armée, et tenait l’ennemi en respect, quelle que fûtsa supériorité : il était retranché à Civita-Castellana . Le généralMack, voulant le forcer, l’attaque à Népi , où il est repoussépar le général Kellermann fils. Il passe le Tibre pour se placerentre l’aile et le centre. Macdonald l’attaque à son tour, le chassed’Otricoli, s’empare de Calvi, et entre dans Rome après avoir prisquatre mille hommes et fait retirer l’armée de Naples . Mack fait unetentative pour dégager un corps de son armée restée par de là leTibre ; mais il échoue : et cette colonne, abandonnée aux ordresde Damas , poursuivie par plusieurs détachemens de notre armée,parvient, sous la conduite hardie et prudente de son chef, à Orbi-tello, où elle obtient une capitulation honorable, par laquelle illui fut permis de s’embarquer sans être inquiétée.
Pendant que ces événemens se passaient à l’aile droite de notrearmée, l’aile gauche obtenait plusieurs succès : le général Chain -pionnet se décide à l’invasion du royaume de Naples , et marchesur la capitale. L’ordre de suivre cette direction est donné auxcommandans des corps de l’armée.
Le général Rey traverse les Marais - Ponlins et prend Gaéte .Macdonald poursuit l’ennemi, entre dans San-Germano, et se