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CAMPAGNE DE L’AN VII. (1798.) $9

présente devantCapoue, qui devient la première condition d’un ar-mistice demandé par les ennemis, offrant tout le royaume, exceptéNaples . Cette trêve sauve le général Championnat, qui se trouvaitdans un embarras extrême causé par la disette des vivres, le pillagede ses provisions, l’insurrection des habitans, et le défaut de com-munication entre les corps de son armée.

Près de Capoue se réunirent, pendant l’armistice, toutes lesdivisions de l’armée. Le centre y arriva sous les ordres du généralLemoine qui avait franchi les Apennins , et pris sur son cheminAquila et Civita-Ducale. L’aile gauche, aussi heureuse, conduite parle général Duhesme , parut, après s’être emparé dans sa route deCivitella et Pescara ; séparée des autres autres corps, elle avait causédes inquiétudes d’autant plus vives, qu’on n’en avait point eu denouvelles, et qu’on la savait entièrement isolée.

L’armistice expiré, les Lazzaroni se révoltèrent à Naples contrele général Mack. Les patriotes napolitains appellent les Français ,qui deviennent maîtres de tout le royaume.

■ARMEEDE NAPLES

Résultat.

La conquête de Naples fut le résultat de cette campagne, danslaquelle soixante-dix mille hommes furent constamment vaincuspar seize mille.

DEUXIÈME CAMPAGNE DE l’an VII.

Ventôse an VII ( Mars 1799 )• — Ventôse an VIII ( Mars 1800).

Situation.

On avait le projet de reprendre la campagne sur toute la lignedepuis le golfe de Venise jusqu’au Mein. Les lenteurs du congrèsde Rastadt faisaient prévoir que la paix ne serait pas de longueduree. La plus grande incertitude régnait encore lorsque, le 7