CAMPAGNE DE L’AN VIL (1799) C9
L’armée française, obligée Je secourir celle du Rhin , n’était forteque de dix mille hommes. Une division commandée par le généralDesjai'din, défendait la Zélande ; et le reste des troupes, composéesde recrues et de dépôts, étaient disséminées entre Nimègue et lacôte.
Telle était la situation défensive de la Hollande lorsque, le5 fructidor an VII (2a août 1799), le Directoire batave instruisitle général Brune de l’apparition d’une flotte anglaise de cent quatre-vingts voiles mouillées devant lai’ade duTexel, sous les ordres del’amiral Duncan , qui venait de sommer le commandant du fort duHelder de reconnaître le prince d’Orange. Le général Brune donneaussitôt l’ordre de rassembler, le long de la côte, les troupes delàdivision, et d’attaquer l’ennemi partout où il se présenterait.
Le 10 fructidor ( 27 août), dès le point du jour, les Anglais com-mencèrent à effectuer leur descente, non sans éprouver une viverésistance de la part des chasseurs bataves, qui, étant bien inférieursen nombre, furent obligés de céder le terrain, après le combatde Groote-Keeten, dans lequel le lieutenant-colonel Luck fut tué.Ce premier succès donna à l’ennemi toute facilité pour s’étendredans les Dunes. Ses forces augmentèrent tous les jours par la con-tinuation du débarquement. Les troupes bataves se virent bien-tôt dans la nécessité d’évacuer le Helder, village important pourla défense de l’entrée de la rade du Texel. Le lieutenant-généralB.alj>h-Abercromby, commandant en chef l’expédition, organiseson armée. Brune fait marcher toutes les troupes disponibles versla Nord-Hollande . Le i 3 fructidor ( 3 o août) la flotte hollandaise serévolte etse rend à l’amiral anglais . Le i 5 { 1." septembre), Brunearrive à Alkmaër, fait prendre position à son armée. Les jourssuivans, Vandamme et Dumonceau se rendent avec leurs divisionsrespectives près du général en chef. Se voyant en mesure, Bruneordonne pour le 24( io septembre) l’attaque de Zip, digue le longT. x. xx
armée
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