CAMPAGNE DE L’AN VIL (1799.) 7 1
L’ennetni avait l’avantage de conserver des masses et de se montrer arhéepartout, tandis que, pour lui faire face, nos troupes étaient obligéesde se disséminer. Il faisait des progrès dans les Dunes : sa grandesupériorité et les avantages des positions qu’il occupait triom-phèrent du courage de l’armée gallo-batave et des mesures adoptéespar nos généraux. Pour faire sortir le duc d’Yorck de ses formi-
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dables retrancliemens, Brune fait un mouvement rétrogradé , etvient prendre une position, moins développée en avant du bourgde Bewerwick. Il s’y fortifiait lorsque , le matin du 14 vendémiaire(6 octobre), toute la ligne de l’avant-garde fut attaquée par les Anglo- Bati;lle ^Russes ; ils s’emparèrent d’abord de Kastricum, dont ils ne tardèrent Kastncum.pas à être chassés par Brune et Vandamme qui les repoussèrent Goctob. 1799 .des Dunes. Le succès était complet lorsqu’une réserve des Anglais ^vint recommencer le combat. Le général Brune les fait chasserpar les hussards bataves; les Anglais reculent, et T^andaimne tom-bant sur leur infanterie décida la victoire. Les généraux Boudetet Gowion battirent de leur côté l’ennemi sur la gauche. Les alliésrentrèrent encore une fois dans leur position de Zip. Brune lessuit, appuie son armée au Zuyderzée et à la mer du Nord , etprépare l’attaque. Mais le 2 3 vendémiaire (i 5 octobre), le duc<YYorch envoie proposer une suspension d’armes , pendant laquellel’armée anglo-russe devait s’embarquer. Il donnait à entendre qu’unrefus l’obligerait à inonder tout le pays. Après quelques conférences,
Je traité fut conclu et strictement exécuté. Le 9 frimaire ( agnovembre ) toutes les troupes alliées avaient évacué le territoirede la république Batave .
Pendant que les Anglais , profitant de nos revers, tentaient vai-nement d’opérer une diversion puissante au nord, Swarow , lais-sant Mêlas en Italie avec des troupes autrichiennes pour acheverl’expulsion des Français, se rend en Suisse pour y combiner sonarmee avec celle des Autrichiens -, mais tandis qu’il est en marche,l’armée du Rhin feint de prendre l’offensive, et le général Mullerpasse le Rhin . Le prince Charles y court, nous bat à Manheim 3
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ARMEE
D'HELVÉTIE.