io.nopembre.( a» brumaire- )
72 CAMPAGNE DE L’AN VIL (1799.)
qu’il enlève de vive force. Cette diversion dégarnit l’armée russe.Alasséna saisit cet instant,attaque Korsakow , remporte la victoirede Zurich et entre dans cette ville,l’épée à la main. Pendant qu’onpoursuit Korsakow, Lecourbe vole aux débouchés du Saint Gothard ,défendus parla faible division du général Gudin, et arrête Swarowqui les avait forcés. Alasséna accourt; tous les deux forcent legénéral russe d’abandonner son artillerie , ses blessés , et de seretirer dans la vallée des Grisons . Battus à Glaritz par Lecourbe ,les Russes perdent onze mille liommes. M asséna les poursuit en-core, les rencontre entre la Thur et le Rhin , et les force à repasserce fleuve. Trois fois dans cette journée, la ville de Constance futprise et reprise : elle resta aux Français .
Swarow accusa les Autrichiens d’avoir causé la défaite de Kor-sakow, en l’abandonnant avant que l’armée d’Italie fut arrivéepour les remplacer. Indigné contre eux, il recueillit les débris del’armée russe et les ramena dans la Pologne .
L’armée des Alpes était trop inférieure à celle des alliés pour lesretirer des positions dans lesquelles ils resserraient l’état de Gênes ,et pour leur ôter les moyens de s’emparer du Saint-Gothard .
Voulant empêcher Alélas de prendre Côni, Championnet yrassemble ses forces et s’y porte en personne; mais il échoue dansson projet.
Après plusieurs combats où les Autrichiens eurent l’avantage ,l’armée française se trouva séparée en trois corps qui se retirèrent,parce que Alélas voulant les forcer à se jeter sur les revers desAlpes et des Apennins , les poursuivait avec des troupes supérieuresen nombre. Il fît ensuite commencer le siège de Côni et bombarderla ville, qui se rendit le 12 frimaire (10 décembre ).
Ancône est forcé de se rendre après une vive résistance du gé-néral Alonnier, qui obtint une capitulation honorable.
La position de Gênes devenant plus critique par les manœuvresdu général Klénau , Saint-Cyr prend l’offensive et le 26 frimaire ( 17décemb. ) attaque et repousse les Autrichiens à la Bochette : ceux-ci