CAMPAGNE DE L’AN VIII. (1800.)
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§ VI.
CAMPAGNE DE L’AN VIII.
Situation ,
Les Autrichiens, comme nous l’avons vu dans le précis de la arméedernière campagne, avaient, à l’aide des Russes, remplacé les Fran- d’italie.çais en Italie . Maîtres des forteresses, des rivières, des débouchés,ils se trouvaient dans des positions presqu’inexpugnables. Appuyée àla droite sur le Tyrol et la Yalteline, leur armée était soutenue, versla gauche, par une escadre anglaise qui croisait dans la Méditerranée.
Les approvisionnemens de tous les genres abondaient : tout étaitsoumis à l’ennemi. Gênes seule-tenait encore ; et Gênes était impor-tante : une fois prise, les impériaux ne trouvaient plus d’obstaclea l’invasion du territoire français . Ce motif engagea Mêlas à dirigercontre cette ville ses opérations.
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Evénemens.
Après plusieurs actions où il avait eu l’avantage, mais qui nepouvaient être décisives, vu l’infériorité de ses troupes, Massénase retire dans Gênes, bloquée déjà par les Anglais , et fait occuperles hauteurs voisines par des détachemens. Mêlas franchit lesApennins, s’empare de Yado, de Savonne , et par ce mouvementcoupe 1 armée française dont l’aile droite, isolée, fut seule chargéede défendre Gênes . Masséna eut la hardiesse d’exécuter plusieurs-
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