CAMPAGNE DE L’AN VIII. (1800.) 79
Chabran , sur les derrières par Sachet; , cerné entre le Pô et la
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■oornuda, il avait devant lui Bonaparte . Il lui fallait se irayer un.passage à travers les armées françaises, ou remporter successive-ment plusieurs victoires.
Le 25 prairial ( 16 décembre), il fait passer la Bormida a ses Bataille
1 v . 1 . . , • Maceugo.
troupes et livre bataille dans la plaine d Alexandrie a Marengo jour-née à jamais mémorable par sa durée, par les incidens, par lescliangemens de fortune, et surtout par ses incroyables résultats !
Tour à tour balancées entre l’avantage, le doute et la défaite ,les deux armées virent enfin la victoire se fixer sur les drapeauxfrançais et leur assurer l’Italie . Desaix trouva dans ce jourune mort glorieuse et prématurée. Le lendemain de cette jour-née célèbre qui, pour première condition d’un armistice , lesrendit maîtres de onze forteresses de l’Italie septentrionale jusqu’àla Chieza, de Luques, de la Toscane , du duclié d’Urbain, lesFrançais virent défiler devant eux les troupes autrichiennes quiregagnaient l’Àdige.
Pendant les succès étonnans de l’armée de réserve, celle du arméeR hin continuait sa course victorieuse. DD RIII ' y '
Kray s’était renfermé dans ses formidables retranchemens d’Ulm.
Pour l’en faire sortir, Moreau qui ne pouvait plus se porteren avant sans courir le risque d’ètre inquiète par le generalautrichien qu’il laissait derrière lui, feint d’attaquer la Bavière ,croyant que son rival allait, pour la défendre, sortir de son camp jmais Kray le devine, reste immobile, et ne manifeste d’autre projetque celui de se rattacher aux Grisons . Alors Moreau qui voyaits’épuiser le pays qu’il occupait, se décide à passer le Danube au-dessous des Autrichiens, pour les séparer de leurs magasins. Cellerésolution était audacieuse ; de grands obstacles et des dangerssans nombre en rendaient l’exécution presqu’impossible : les Fran-çais n’avaient pas le moyen d’effectuer ce passage. Deux barquessuivent quatre-vingts nageurs, chargées de leurs armes. Us passentprès d’Hoclitedt le fleuve, dont ils gravissent les bords, mettent en