.BataillefPHochtedt.20 juin 1800.{ k mess.anVIIJ)
So CAMPAGNE DE L’AN VIII. (1800.)
déroute quelques détachemens étonnés de leur témérité, ou sup-posant qu’ils étaient soutenus, et s’emparent de deux canons. Cesdeux pièces sont servies par des canonniers arrivés de l’autre riveau moyen d’échelles jetées sur des fragmens de ponts. Tel fut lepoint d’appui de la Bataille d’Hochtedtou Bleinheim, où le généralStarrey fut battu complètement. Cette journée vengea l’honneurfrançais compromis sur le même théâtre, presqu’un siècle aupa-ravant, par les maréchaux de Tallarde t Mars in ( 1704).
Apprenant l’armistice que Bonaparte , vainqueur à Marengo,avait accordé au général Mêlas, Rray en propose un à Moreauqui le refuse, dépêche des troupes vers Munich , se transporte àla rive droite du Danube , craignant que son rival ne se place entrece détachement et son armée. Arrivé près de Neubourg, où ilretrouve en avant de cette ville l’actif général autrichien qui venaitde faire des marches forcées. Il engage le combat, et la victoirefidèle aux Français, les rend maîtres de la Bavière , que la retraite^de l’ennemi laisse sans défense, et dont la possession est assurée parun armistice conclu le 1 5 juillet(26 messidor).
Pendant ces succès, on prenait Augsbourg . La terreur régnaitdans l’Allemagne : le gain des batailles livrées à Stockach , à Engen,à Gremback, à Biberack, sur les bords de l’Iller, à Bleinheim ; lanécessité où se trouvait le général Kray de se renfermer dans soncamp retranché à Pfael ; l’évacuation par les Autrichiens de Lindau ,Bregenz, Feldkirch, Coire et du pays des Grisons ; la possession deMunich par Moreau , celle de Nuremberg par uiugereau et l’arméeGallo-Batave; le nord du Danube occupé par nos troupes, mul-tipliaient les embarras de la cour de Vienne .
Lorsque l’armistice fut au moment d’expirer , l’Empereur enacheta la prolongation en livrant Philisbourg, Ulm, Ingolstadt ; etla campagne se trouva terminée.
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