Band 
[Texte.]
Seite
82
JPEG-Download
 

82

CAMPAGNE DE L’AN IX. (1800.)

Barbou, Dinnonceau, et Treilhard qui commandait la cavalerie.Une troisième division fut confiée au général Duhesme .

Evénemens.

akmtîe

GALLO-BA-

TAVJÎ.

11 sept. 1S00.( 2 .\ fructidoran VIII.)

ARMÉEDU RHIN.

"Bataille îleIlolienlinden3 décembre,

( ia frima re )

Augereau force l’ennemi d’évacuer Aschaffenbourg . À la reprisedes hostilités, il investit Wurtzbourg , qui se rendit le g frimaire(5o novembre). Marienberg fut bloqué j l’ennemi chassé, après uncombat sanglant, de Bourg - Eberach, où Duhesme et Augereaufurent victorieux. Celui-ci marche au confluent de la Rednitz etdu Mein, et prend une position avantageuse entre Boemberg etForcliem. On occupa Nuremberg qu’on évacua, qu’on reprit, etauprès duquel on remporta un avantage décisif. L’armistice deSteyers interrompit le cours des opérations de cette armée destinéeseulement à seconder un corps de troupes détaché du Rhin pourinvestir Bronau et contenir le général Klénau.

Moreau reprit les hostilités et l’offensive ; il s’avance sur les bordsde l’Inn, enlève les redoutes de la ville de Wassembourg, tandisque le général Lccourbe marchait vers Rosenheim sur les frontièresdu Tyrol.

L’Archiduc quitte sa position pour attaquer le général Ney, quise replie sur Hohenlinden. Ce mouvement concentra les Français sur le même point. Fier d’un premier succès, l’ArchiducatttaqueMoreau et se fait battre. Par une manoeuvre audacieuse, des dé ta-chemens de nos troupes se réunirent et se formèrent au milieu desrangs de l’armée ennemie, dont le centre avait été détruit dès lecommencement de la bataille , qui dura onze heures, malgré laneige qui tombait en abondance. On prit onze mille hommes, troisgénéraux, cent pièces de canons. Les Français profitent de leursavantages, passentl’Iun, le Salsach, laTraun, prennent Salzbourg ,battent l’ennemi à Laulfen, à Burghausen , à Neumarck, à Wona-kapuch, à Kremmunster, et se rendent maîtres de Lintz, d’où ils nesont plus qu’à vingt lieues de Vienne.