CAMPAGNE DE L’AN IX. (1800.)
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§ VII.
CAMPAGNE DE L’AN IX.
Vendém. an IX ( Septembre 1800).-Pluviôse an IX ( Fe'vrier 1801 ).
Situation.
La suspension d’armes, qu’on croyait devoir être suivie de lapaix, ne fut que momentanée. On s’apprêta bientôt à combattre.L’armistice conclu à Portsdorf avait interrompu nos succès sur leRhin . L’Empereur ayant refusé de ratifier les préliminaires de paixbasés sur le traité de Campo-Formio, et signés à Paris par son envoyéM. de Saint-Julien, les armées eurent ordre, le 3 fructidor (21 août ),de dénoncer la rupture de l’armistice. Pendant les négociationsamenées par nos victoires, Malte bloquée et affamée s’était rendueaux Anglais : ce qui augmenta leurs prétentions. Une insurrectionse manifestait en Toscane et dans le Ferrarois contre les Français *Le général Pino , à la tête de nos troupes , réduisit les rebelles : legénéral Dupont les battit près de Florence . Tout espoir de paixentre la France et l’Autriche s’évanouit, et l’on reprit les armes.Moreau revient à l’armée : Augereau passe à la droite du Rhin avecl’armée gallo-batave; Macdonald, commandant celle des Grisons ,se prépare à pénétrer dans le Tyrol par les Alpes rhétiques cons-tamment couvertes de neige. Brune , qui remplaçait M asséna, semet en mesure d’attaquer les Autrichiens en Italie . L’armée gallo-batave était forte de dix-sept mille hommes, dont cinq mille BatavesrAugereau la commandait en chef, ayant sous ses ordres les généraux
î 6 sept . 1800.(29 fr. an VIII )'