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SIÈGE DE MAYENCE.

première , on fit une communication de la batterie n.° XV vers cellen.° XVI, et on allongea en même temps le crochet de la redoute del’aile gauche de la seconde parallèle.

On agrandit les communications des batteries n. os XVII et XVIII; gau 10judl.on les rendit plus profondes. Ces travaux furent interrompus par lesFrançais qui firent plusieurs sorties et tirèrent à coups d’arquebuse surles ouvriers. Maigre ces attaques , les deux batteries furent achevées.

Afin de faciliter le transport des munitions vers l’aile droite, on fit 10a “ 11,depuis la communication du fond de Hechsthreim , une nouvelle com-munication vers les batteries n." s V, VI, VII et VIII.

On déboucha de différens endroits de la première parallèle un zig- n au 12.zag en sape volante , afin de construire la seconde parallèle qui devaitêtre à 400 pas de la première.

Les Français ayant avance' sur la capitale du fort Charles une petite 12 au l3,flèche , et sur la capitale du retranchement Italien (fort Welche ) uneplus grande flèche, ils empêchaient l’avancement de la seconde pa-rallèle qui n’e'tait qu’à 20 pas d’eux. Les Impériaux les attaquèrent etréussirent à prendre une flèche. Mais , au point du jour , ils furentcontraints d’abandonner leur prise, les assie'ge's ayant fait une sortie.

Cependant la situation des assiégés s’aggravait. Il n’y avoit plus, lei 3 , dans les magasins que pour douze jours de farine. Les moulins àbras ne rendaient plus que la moitié de la farine qu’on avait obtenuependant le blocus. Les soldats étaient épuisés de fatigue et sans cesseinterrompus par les boulets et les obus. Les moulins sur le Rhin ,exposés au feu, exigeaient des réparations dont on ne put s’occuper.

Les fourrages diminuaient sensiblement par leur fréquente translation.

La proposition de tuer tous les chevaux fut souvent faite et toujoursrejetée ; il fallait de la cavalerie pour repousser l’ennemi, pour lespostes de campagne près Cassel, enfin pour les patrouilles nécessairesdans une vill e dont les habitans n’e'taient pas Français .

Les ouvriers ne purent travailler qu’au perfectionnement des lignes i .3 au i i.creusées depuis quelques jours. On commença cette nuit à construirela batterie n. XIX, qui devait contenir deux pièces de 12, deux de6 et deux mortiers.