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SIÈGE DE MAYENCE.' ^85

deux cîe i2, deux de 6 et deux mortiers ; celle n.° XXIII, de deuxpièces de 24, deux de 12 , deux de 6 et deux mortiers.

Les batteries n. os XVII à XXIII, avec celle n.° XXVI, protégeant aaunjuiiassez la seconde parallèle, on masqua les batteries V et VII, et l’onsupprima la coupure faite dans cette parallèle sur une longueur de sixcent quarante-quatre pas.

On transporta le mortier de la batterie n.° IV de la deuxieme parallèlederrière la troisième, sur la capitale du fort de Charles , n.° XXVII.

On travailla à réparer les communications et à perfectionner lesboyaux, et l’on pourvut la batterie n.° XXVI d’une forte traverse,parce que c’était sur cette batterie que se dirigeaient les feux, quoi-qu’affaiblis, du retranchement de Charles , et ceux, mieux nourris, dubastion de Nicolaï et de la batterie du Bouc.

On munit toute la troisième parallèle de banquettes fascinées, et l’on 21 au 12.élargit les communications qui conduisaient aux batteries.

On établit les batteries n.° XXIV, ayant trois pièces de 6 et deuxmortiers ; et celle n.° XXV, contenant trois pièces de 12 , quatre de 6,et quatre mortiers.

A cette époque, il ne restait plus dans la pharmacie de drogues nide remèdes pour panser les malades et les blessés, dont le nombreaugmentait tous les jours. Les soldats étaient épuisés de fatigue et dé-couragés. Depuis long-temps ils ne mangeaient plus de viande. Telleétait la triste situation de la place. Le rapport en fut fait au conseilde guerre, et n’éprouva point de contradiction. On avait pris desmesures pour prolonger la résistance du camp retranché ou des fortsdont la prise aurait donné à l’ennemi les moyens de livrer un assauta u corps de la forteresse du côté de la porte Neuve. Toute sortie ettoute agression de la part des assiégés exigeant désormais un sacrificeinutile, on résolut de se porter à la défense du camp. On proposad’abandonner les lignes qui lient les forts 5 mais cet avis fut rejeté.

Les canonniers étaient sans cesse occupés aux réparations des batteries,et ne prenaient quelque repos qu’après un travail pénible et dange-reux. L’épuisement de la garnison, le manque total des fourrages prévuX- 1. 38