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SIÈGE DE MAYENCE,et prochain, la privation des moyens de mouture , les avis des officiersde santé sur les malades et les blessés, ne permettaient pas de différerlong-temps la reddition de la place. Tous ces motifs firent prendreau conseil de 'guerre la résolution unanime d'autoriser le général com-mandant à entrer en négociation avec le général de l’armée ennemie.

On allait commencer la batterie n.° XXVIII, et la munir de quatrepièces de 12 et de deux mortiers, lorsque la garnison capitula, et l’onfît cesser l’attaque.

Le retranchement de Charles était tellement percé de boulets, degrenades et de bombes, qu’il eut été impossible aux Français de s’ymaintenir plus long-temps. La majeure partie du retranchement Italien(fort Welche) était rasée, les forts Philippe et Elisabeth totalementabattus ; et le commandant avait déjà chargé toutes les mines de dé-molitions de ces ouvrages détachés, quoique liés par une enveloppe ,afin de pouvoir les faire sauter, dans le cas où les alliés en eussent prispossession.

Capitulation arrêtée , entre le général de brigade Doyré,commandant en chef à Mayence , Cassel et places qui endépendent ; et le lieutenant-général commandant Varméecombinée devant Mayence , comte de Kalkreuth.

Article premier.

L’armée française livrera à S. M.le Roi de Prusse la ville de Mayen-ce et Cassel, ainsi que leurs forti-fications et tous les postes qui endépendent, dans leur état actuel,avec les bouches à feu tant fran-çaise qu’étrangères, munitions de.guerre et débouché, à la réservedes objets mentionnés suivans.