DU FORT V A U B A N. ^09
Remarques et réflexions sur la situation de la place du Fort V'auban,pendant le blocus et le siège.
Force de la garnison du Fort J^auban au moment du blocus.
Le 1." bataillon du 3 o* régiment d'infanterie. 3oo hommes.
Le i.* r bataillon du 40' régiment d'infanterie. 600
Le 3." bataillon des volontaires de Saône et Loire ..... 600
Le 3.* bataillon du Gard . 600
Le 1 a.” bataillon des Vosges . 600
Le 1 . er bataillon de première réquisition de Strasbourg . . . . 5oo.
Chasseurs à cheval arrivés sans carabines au moment du blocus. 200Détachement d’artillerie. 70
Total. 3 ,270
Pendant le courant du blocus, siège et bombardement, il fautdéduire :
i.° Cinq hommes par compagnie employés à servir les pièces
d’artillerie et dans les magasins.. 200
2. 0 Les artilleurs-maîtres. 70
5.° Les malades aux hôpitaux, blessés ou morts . ...... 2S0
4. 0 Les chasseurs employés à faire des patrouilles, bivouacs etcorvées dans les camps et dans l’intérieur de la ville . . . 200
Total .. . . . 720
Il ne restait donc d’effectif et portant les armes que .... 2,55o hommes.
Sur le nombre ci-dessus, l’on pourrait encore déduire les officiers et sous-offi-ciers de tous les régimens, qui n’étaient armés que d’épéés ou de sabres ; ce quifait environ un total de 3qo hommes. Ainsi il ne restait d’effectif j en troupes armées,que 2,160 hommes. Le bataillon de Strasbourg , compris dans ce nombre, n’étaitcomposé que d’enfans de quinze à dix-huit ans.
Il ne restait donc plus que 2,55o hommes pour lei gardés des camps, sur unegrande u eue développement , de même que pOué les gardés des forts et de l’enceintede la ville.
Il n’était pas possible de tenter aucune sortie sans compromettre la placé, quieût été abandonnée à des gardes très-faibles. Supposons que l’on eût fait une sortied’ênviron 15oô hommes, y cofnpris les travailleurs : ce petit nombre aurait eu à
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