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PRISE DE T O U L O N. 5 ir>

règles de la prudence exigeaient toutes ces précautions, afin que, danstous les cas, toutes les chances fussent prévues, et que nous ne fussionspas pris au dépourvu.

Cependant l’ennemi se fortifiait continuellement et d’une manièreinquiétante à Malbous quel:, à Missiécy , au Cap-Brun et sur les hau-teurs en avant de Y Eguillète. Plus l’attaque résolue le 5 était différée,plus elle devenait difficile, et plus elle devait être sanglante. L’arméese renforçait journellement; le général avait mandé de l’armée d’Italiequelques corps aguerris qu’il attendait avec impatience ; il ne différaitqu’afin de porter des coups plus certains.

Le 21 frimaire ( 1 1 décembre ), il fut tenu un conseil de guerre oul’on persista dans le plan d’attaque arrêté le 5 , et dans lequel onprit les dernières mesures pour attaquer dans le plus bref délai.

Le a 4 ( l 4 de : cembre), le général en chef, accompagné du comman-dant du génie et de quelques autres officiers , fut reconnaître la re-douta anglaise. L’inspection du terrain lui fit résoudre de partagerles troupes de l’attaque en deux colonnes, dont celle de droite devaitinsulter en face cette même grande redoute, défendue par quinzecents hommes et trente-six bouches à feu, et celle de gauche devaitfiler le long de la mer , et escalader la sommité retranchée qui dominele fort de Y Eguillète. Cette manœuvre tendait à couper la communica-tion du camp que les coalisés tenaient dans cette partie avec la redouteanglaise. Si cet ordre avait été suivi, il est probable que nous aurionsfait un plus grand nombre de prisonniers. Le général ne voulut pasenvoyer une troisième colonne tourner la montagne du côté qui re-garde les Sablettes , parce que l’attaque devant se faire de nuit, ilcraignit quelque erreur funeste. Les ordres furent expédiés à tous lescorps d’après ces déterminations, et l’attaque fut enfin fixée à la nuitdu 26 au 27 (du 16 au 17 décembre). Le commandant du génie reçutordre de partager son corps en trois parties, ainsi que les travailleur^qu’il devait conduire à la tête des deux colonnes qui devaient attaquerla redoute anglaise , et de celle qui deyait monter à Faron. Lui-m ême

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