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SIÈGE D’YPRES . 345

La nuit du 27 au 28, on prolongea la droite de la seconde parallèlejusques près de la chaussée de Vlammertinghe , après avoir citasse,sans coup férir, les ennemis du poste du Moulin. Nos travailleurs ,éloignés instantanément par quelques coups de fusil, furent presqueaussitôt ramenés à leur travail. La gauche de la seconde parallèle futaussi prolongée de plus de deux cents toises.

Les hatterics entreprises en avant de la seconde parallèle ne furentpoint achevées la nuit du 27 au 28, et les 14 bouches à feu déplacéesde la première parallèle ne purent être établies dans les batteries dela seconde. Il en résulta une cessation de feu, qui eût été très-dange-reuse , si l’assiégé eût eu plus de moyens.

Les trois pièces de la batteried e Blickerits firent feu,le 28, de grandmatin sur l’ouvrage avancé attenant la porte d’eau du canal, et for-cèrent les assiégés à déplacer une partie de l’artillerie qui s’y trouvait.

Le 28 prairial ( 16 juin ), on continua les ouvrages de la nuit.

La nuit du 28 au 29 , on prolongea la droite de la seconde parallèlejusques près du moulin au-delà de la chaussée de Vlammertinghe ,et la gauche jusqu’à la route de Boezinghe. On acheva et on arma lesbatteries de la seconde parallèle, ainsi que celle de la digue gauchedu canal ; et on augmenta de deux pièces la batterie de Blyckerits.

Le 29 prairial (17 juin ) , vingt-huit bouches à feu tirèrent ensemblesur la place ; et pour la première fois notre feu fut supérieur à celuides assiégés. Le leur cessa entièrement sur les onze heures du matin ,et ils arborèrent presqu’aussitôt le drapeau blanc.

Le général-major Salis envoya, dans l’après-midi, un parlementaireet deux otages au général Moreau pour demander à capituler. Lespremières propositions ayant été en partie rejetées par le général enchef Pichegru et par le général Moreau , commandant l’armée desiège , la capitulation ne fut définitivement consentie .et signée que le3 o prairial ( x8 juin ) à trois heures du matin.

La garnison, forte de plus de six mille hommes, se rendit pri-sonnière de guerre.

Nous trouvâmes dans la place plus de cent hoûches à feu, dont