soit l’issue., nous soyons dans l’état de conserver parmi nous deuxl’estime la plus solide, l’un pour l’autre ; et meme au-delà des bornesde l’autre vie, que nous verrons et respecterons à son temps. »
Le 11 de juin de l’an de Jésus-Christ 1794.
Le général-major, Signé, B. Salis, commandant à Ypres .
Pour copie , signé Dejean.
Copie de la lettre du général-major Salis , commandant d’Ypres ,à M. le général Moreau , général de division , commandantl’armée de siège.
Monsieur le général ,
« Vous n’êtes que trop convaincu que toùt militaire doit exacte-ment remplir son devoir; et comme je me flatte d’avoir satisfait aumien en défendant cette place qu’011 m’avait- confiée, j’espère donc,par la même raison, d’avoir acquis le droit de prétendre à votreestime.
« Étant par votre armée entièrement cerné-depuis 17 jours, etpar conséquent n’ayant pu avoir aucune nouvelle de ce qui se passedans notre armée, j’eus lieu d’espérer qu’il m’en viendrait du secoursd’un jour à l’autre ; mais me trouvant jusqu’ici trompé dans monattente , une défense ultérieure de ma part pourrait peut-être paraîtreun,e ; espèce de témérité ou une insouciance pour les suites qui enpourraient résulter : ce qui me paraîtrait contraire aux principes d’hon-neur et de probité qui nous doivent pourtant être plus chers quela vie.
k Le malheur déplorable des habitans de la ville, dont une grandepartie de leurs maisons est écrasée , tandis que tout le reste est en-dommagé, ne parle que trop en faveur des bourgeois à tout cœursensible.
« Je suis assuré, Monsieur le général, que ces mêmes sentimens
vous