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j. rf bataillede Fleurus .

366 SIÈGE DE C H A R L E R O Y.

l’on avait pris les précautions d’usage. Comme les approches de lapremière parallèle se dérobent aux vues de la place, on juge inutiled’y ménager des communications artificielles, et même le terrain enavant se trouvant assez couvert par des haies, des arbres et des blés ,le commandant du génie profite de cette circonstance pour pousseren avant et faire entamer, et en plein jour, les communications de lapremière à la seconde parallèle.

Dans la soirée, on fait les préparatifs pour chasser l’assiégé de sespostes avancés, les faire rentrer dans ses chemins couverts, et ouvrirla seconde parallèle -, mais toutes ces dispositions sont arrêtées par unordre des généraux, qui ordonnent au commandant du génie de sus-pendre ses opérations. Ils avaient eu l’avis que l’armée ennemie arri-vait pour secourir la place après avoir fait une marche forcée.

Les representans sont d’avis qu’on marche sur le champ à la ren-contre des Autrichiens fatigués, et qu’on ne leur laisse pas le tempsde prendre haleine. On ne sait quelle raison a pu faire négliger un aussibon conseil ; on pouvait le suivre, puisque l’avis de la marche desennemis a été reçu la veille. Mais on a reçu la bataille au lieu de la

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donner.

Le a 5 prairial (3 juin ).

La bataille commence à trois heures du matin. Notre armée se sou-tient long-temps dans sa position sans perdre de terrain ; mais enfinl’ennemi fait une manœuvre semblable à celle qui nous a procurél’an dernier la levée du blocus de Maubeuge , et elle lui réussit commeà nous. Il dérobe sa droite ; et, renfonçant considérablement sa gauche,il se porte avee supériorité sur notre aile droite, que même il dépasse.Notre armée, conduite partiellement par deux généraux dont aucunne commande en chef, ne prend aucun parti pour s’opposer à cettemanoeuvre , par laquelle les Autrichiens parviennent à donner la mainà Charter oy par la chaussée de Namur. Il ne reste plus aux Français qu’à se retirer ; ce qu’ils font en bon ordre et sans perdre un canon.

On ignore quelle est la perte des hommes. A midi, on repasse laSambre.

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