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SIÈGE DE CHARLEROY .six obusiers de campagne et de deux pièces de 12. Tels sont tou*nos moyens d’artillerie.
Les généraux font sur le soir le tour de la place, accompagnés ducommandant du génie. Ils reconnaissent par leurs propres yeux lavérité du rapport de la veille.
Le i 3 prairial ( i. cl juin).
Il est assemblé un conseil de guerre composé des représentans dupeuple , Guiton et Levasseur, des généraux, du chef de l’artillerieet de celui du génie. L’attaque de vive force est reconnue trop hasar-deuse. On arrête qu’on fera un siège en règle. On expédie des ordrespressans dans les places voisines , pour faire venir du canon , desmortiers, des officiers d’artillerie , du génie , etc. ; et cependant, sansattendre l’arrivée de ces objets indispensables, on ordonne au com-mandant du génie d’ouvrir la tranchée le soir même.
Les petites batteries commencent à tirer , et produisent tout l’effetqu’on doit attendre de moyens aussi faibles. Quelques incendies semanifestent dans la ville (1). La place répond par un feu assez vif;mais l’emplacement de nos batteries est assez heureusement choisi ,pour qu’aucune de nos pièces ne soit démontée , et qu’on n’y aitpersonne de tué ni de blessé. Le commandant de Charleroy estsommé de se rendre. Il répond que son poste n’est pas entamé, etqu’il le défendra jusqu’à la dernière extrémité.
Le 14 prairial ( 2 juin ).
La tranchée est ouverte dans la nuit ; mais comme cette démarcheest prématurée , en ce que la garnison n’est point encore resserréedans la place, et qu’elle occupe encore des postes extérieurs assezavancés, notamment sur la chaussée de Namur , cette ouverture sefait nécessairement à une distance de la palissade plus grande que si
G) Ce petit bombardement a cependant causé un dommage infini dans la villede Charleroy ,
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