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568 SIÈGE DE CHARLEROY .

de son arme'c, et pousse l’ennemi loin devant lui. Charleroy est investipour la seconde fois.

Les tranchées se trouvent comblées, ainsi qu’on devait s’y attendre.

On voiture des outils, des fascines, des gabions, etc. On disposetout pour reprendre les opérations du siège.

Le 2 5 prairial ( i3 juin).

Pendant la nuit on rouvre la tranchée, et ce travail se poursuit aujour.

Les généraux Habry , commandant l’armée de siège (i), et Bolle-monb, nouveau commandant de l’artillerie, font la reconnaissance dela place, accompagnés par le chef de bataillon commandant du génieMarescob; ils approuvent le projet d’attaque commencé par celui-ci,et conviennent que les mêmes batteries seront rétablies. Le comman-dant du génie s’aperçoit que, pendant l’éloignement de l’armée, lagarnison a travaillé à rétablir une ancienne redoute abandonnée,placée près de la chaussée de Bruxelles , et dont la position est sin-gulièrement gênante pour la marche ultérieure des attaques. Il re-marque qu’elle n’est pas encore entièrement palissadée. En consé-quence, il propose au général Habry de l’attaquer sans délai, pen-dant qu’elle est encore imparfaite. Cette expédition est préparéepour la nuit même.

Le 26 prairial (î/j. juin).

Au moment d’exécuter cette petite attaque, on est arrêté par unesortie que la garnison fait sur le même point, et précisément au mêmeinstant. Comme on est bien préparé, la sortie est promptement re-poussée. Alors on se porte rapidement sur la redoute. L’adjudant-général Devaux , qui commande l’expédition, la conduit avec tantde dextérité et de vivacité, qu’en moins de dix minutes la redoute

(1) Le général Jourdan s’était porté en avant avec la majeure partie de son arméepour couvrir le siège, pour lequel il avait laissé sept à huit mille hommes.