est enlevée. On y tue une dizaine d’Autrichiens ; on fait quelquesprisonniers : nous ne perdons que deux hommes. Une compagnie desapeurs, conduite par le capitaine du genie Boisgérard, travaille in-continent à démolir la partie du parapet qui est tournée contre nous,et à arracher les palissades. Elle s’y maintient avec un courage héroï-que , malgré le feu le plus vif de canon et de mousqueterie qui yest dirigé presqu’à bout touchant. Elle ne se retire qu’au jour, lorsquela démolition du parapet est complète. Un sapeur est tué ; deux sontMesses .
Nos travaux ne sont pas assez avancés pour pouvoir soutenir le lo-gement que l’on pourrait faire dans cette redoute. Nous l’abandonnonsmomentanément, satisfaits d’avoir mis l’ennemi dans l'impossibilitéd’y trouver un appui.
Pendant la meme nuit, on ouvre sur la hauteur de Dametz uneparallèle destinée à recevoir deux batteries qui prendront d’enfilade lefront attaqué. Un chemin creux sert de communication naturelle àcette tranchée. Ce travail est poursuivi pendant le jour.
Le 27 prairial ( i 5 juin).
Pendant la nuit, on rouvre la deuxième communication de la pre-mière à la seconde parallèle. Au jour, ce travail est poursuivi, et onen entame deux nouvelles. Ces communications ont dix-huit pieds delargeur dans le fond. Les canons, les voitures de l’artillerie y vont etviennent commodément.
Le 28 prairial ( 16 juin).
L’ennemi vient au secours de la place. Après une bataille longue etsanglante, il parvient à se faire jour par le centre de notre armée, eta secourir une seconde fois Charleroy. Cet avantage lui coûte cher. Levif intérêt qu’il prend à la conservation de celte forteresse lui faitcourir tous les hasards pour la sauver. La perte énorme qu’il vient defaire, tant en infanterie qu’en cavalerie, fait dire à tout bon Français
2. 0 bataille 1de Fteuruî.