arme'es ennemies coalisées sont les premiers fruits de cette grande vic-toire , dont les suites sont incalculables (1).
Tels sont les événemens qui ont accompagne' le siège de Charleroy ,qui , conside'ré isole'ment, ne nous a pas coûté 15o hommes, mais quia été l’occasion de trois batailles sanglantes. On ne peut terminer cerécit sans rapporter deux particularités singulières, qui prouvent com-bien les circonstances les plus légères influent quelquefois sur lesgrands événemens delà guerre. i.° Un courier, retardé pendant troisheures, occasionne la perte de la première bataille et la première levéedu siège. 2° Si, le 7 messidor, le canon de secours se fût fait entendredeux heures plus tôt, ou si le gouverneur eût retardé sa redditiond’un temps égal, il est hien certain que toute capitulation eût été pro-visoirement suspendue. Peut-on se flatter que, dans ce cas, le généralJourdan , privé du secours de l’armée de siège, qui n’eût plus étélibre , eût pu déterminer les vacillations de la fortune, et fixer unevictoire qui fera à jamais sa gloire et celle des armées françaises ?
A Charleroy, le 9 messidor, l’an 2. e de la République française (27juin 1794).
Le chef de bataillon du Génie
Signé MARESCOT.