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SIÈGE DE C II A R L E R 0 Y. 3 7 5

et du génie, un commissaire des guerres entrent dans la place pourrégler les objets de service qui concernent leurs différentes fonctions.La garnison se trouve forte de 2,800 hommes. On trouve sur lesremparts environ cinquante bouches à feu, dont plusieurs sont dé-montées ; les magasins renferment quelques munitions de guerre et debouche.

A peine avons-nous pris possession de la place, que le canon se faitentendre dans le lointain. Ce bruit qui annonce à Charleroy un se-cours désormais inutile, répand la joie dans l’armée, en même temps-qu’il inspire le désespoir et le regret dans-la garnison prisonnière.

Le 8 messidor ( 26 juin ).

Le bruit du canon, entendu la veille , n’était que le prélude de labataille qui se donne aujourd’hui. Les Autrichiens , qui ignorent lacapitulation de la place, tentent de la secourir une troisième fois. O11déploie de part et d’autre les forces les plus considérables. Un champde bataille, de deux lieues d’étendue , est couvert de plus de centtrente mille combattans. Les deux armées, à peu près égales, marchentà la rencontre l’une de l’autre au milieu d’un brouillard épais ; ellesne s’aperçoivent qu’au moment où elles sont contiguës et mêlées, etcommencent à quatre'heures du matin un combat sanglant et opiniâtrequi se prolonge dans la nuit. La victoire, long-temps en balance , passeet repasse plusieurs fois d’une armée à l’autre. Pendant plus de deuxheures, elle paraît fixée du côté des ennemis. Mais le courage desFrançais et leur fortune l’emportent, et le champ de bataille reste augénéral Jourdan (1). Maubeuge dégagé et la retraite précipitée des

(1) On ne doit pas oublier de dire qu’un aérostat mis en activité depuis peu parle représentant Guiton , et conduit par le C. Coutelle , a prouvé , par les bons avisqu’il a donnés pendant la bataille , l’utilité dont peut être cette invention à laguerre.

3.* Bataillade Fleurus.

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