Band 
[Texte.]
Seite
382
JPEG-Download
 

58 a

SIÈGE DE LANDRECIES,

fat investi vers le i 5 messidor, an II de la république française (3juillet 1794 ) par une division aux ordres du général Jacob. Ce bravegénéral, plus pénétré du de'sir de se battre qu’instruit dans l’artd’attaquer des places, s’imagina pouvoir prendre Landrecies sansofiiciers du génie et avec la petite artillerie de campagne attachée àsa division. Il établit cà et là, à la distance de 600 toises , ses petitesbatteries isolées, auxquelles néanmoins l’ennemi s’amusa à répondre.Avec de si faibles moyens, le général Jacob ne craignit pas desommer plusieurs fois Landrecies . Les réponses d’un ennemi atta-qué aussi légèrement furent une négative constante à laquelle ondevait s’attendre : ces sommations étaient antérieures au décret rap-porté plus haut.

Le général Ferrand , qui commandait cette partie de la frontière,comprit bientôt que pour attaquer une place forte il était nécessaired’y déployer un appareil sérieux 5 en conséquence il réunit autourde Landrecies une petite armée de douze à treize mille hommes, desartilleurs, des ingénieurs, des sapeurs , des mineurs , de l’artillerie,des munitions, des outils, et en général tout ce qui était nécessairepour un petit siège, à la vérité, mais enün pour un siège.

Il fut trouvé dans les environs de la place une assez grande quan-tité de fascines , de gabions fabriqués par nos ennemis.

Le chef de bataillon commandant du Génie Marescot , résolutd’attaquer Ijandrecies de deux côtés. La principale attaque sera dirigéesur le bastion n.° 3 ( voyez le plan ), et embrassera les deux demi-fronts 2, 5 ; 3 , 4 ? cn débordant les deux demi-lunes 9 et 1 o. Lesbatteries de brèche ouvriront en même temps la face gauche du bas-tion 5 (1), celle de la contre-garde i 3 , et la face droite de la demi-lune 9. Le passage du fossé sera facile dans cette partie, attenduqu’il n’est défendu que par le petit bastion 3 , dont les faibles défensesseront bientôt ruinées. La seconde attaque se portera sur l’ouvrage

(1) Il faut observer que c’est l'assiégeant qui parle.