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SIÈGE DE LANDRECIES .à cornes de la basse-ville. Le but de ce plan d’attaque est de fatiguerla garnison et l’artillerie de la place, en les partageant, et de pro-fiter des localités qui sont telles que les ouvrages embrasses par uneattaque sont vus des batteries établies à l’autre ; désavantage communà presque toutes les places situées sur des rivières qui les traversent.
Le 22 messidor ( n juillet). On ouvre la tranchée pendant la nuit,La faiblesse de la garnison fait prendre le parti de porter tout d’abordà l’attaque principale la première parallèle à i5o toises de la palissade,c’est-à-dire, dans l’emplacement ordinaire de la seconde, mais il faitun fort clair de lune, le calme le plus profond règne. Ces circons-tances défavorables , jointes à la brièveté des nuits dans cette saison,rendent l’opération extrêmement délicate : effectivement les premierscoups de pioches sont entendus de l’ennemi ; il s’aperçoit du tra-vail, et fait pendant toute la nuit un feu d’artillerie très-considérable.Cependant la hadiesse même avec laquelle l’entreprise est conduiteest précisément ce qui diminue le danger : l’assiégé, qui s’imagine quela tranchée s’ouvre à la distance ordinaire de 3oo toises, calcule sescoups pour les y faire tomber. Les boulets , les bombes et les obuspassent presque tous pardessus la tête des travailleurs et des soldatsqui les escortent; mais ce feu redouble de temps en temps avec tantde violence ; il est si voisin, que les soldats et les travailleurs en sontquelquefois ébranlés et mis en désordre. On ne peut trop louer lafermeté et le courage avec lesquels les capitaines du génie Flayelle ,Detroyes , Blanc , Dalquier et Montfort les rallient et les ramènentau travail à différentes reprises. Cette nuit laborieuse nous coûte28 à 5o hommes : au jour on est à couvert sur tous les points dela parallèle et des communications entreprises en même temps. Au.lever du soleil quelques coups de fusils tirés des chemins couvertsfont croire à nos volontaires que l’ennemi fait une sortie : le désordre,une espèce de terreur panique se répand dans la tranchée : quelquestroupes font feules unes sur les autres, trois Français sont victimesde celte erreur. Un grand nombre fuient dans la campagne, emportentet égarent des outils, perte d’autant plus sensible qu’on en a fort peu.
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